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Assurance habitation : guide complet pour 2026

Tout savoir sur l'assurance habitation en 2026 : prix moyen 250 €/an, garanties MRH, loi Hamon, résiliation et conseils pour bien vous couvrir.

Covelia · Expert en assurance
14 min de lecture

L’assurance habitation protège un logement et son contenu contre les sinistres courants : dégâts des eaux, incendie, vol, catastrophes naturelles. En France, elle est obligatoire pour les locataires et les copropriétaires. En 2026, la prime moyenne atteint 140 EUR par an pour un locataire d’appartement et 394 EUR pour un propriétaire de maison, selon le baromètre LeComparateurAssurance.

46,1 millions

Contrats MRH en France fin 2024

Un taux de couverture de 98,6 % des résidences principales, en légère progression sur un an.

Source : France Assureurs, 2024

Qu’est-ce que l’assurance habitation ?

La MRH (multirisque habitation), le contrat le plus couramment souscrit, couvre les dommages au logement, aux biens mobiliers et la responsabilité civile de l’occupant. Elle intervient en cas d’incendie, de dégâts des eaux, de vol, de catastrophe naturelle ou de dommages causés à un tiers.

Selon France Assureurs (2024), 46,1 millions de contrats MRH sont en vigueur en France. Le parc de logements atteint 38,2 millions d’unités au 1er janvier 2024 (source : INSEE). Le taux de couverture des résidences principales par un contrat occupant s’établit à 98,6 %.

En 2024, les cotisations totales en assurance MRH ont atteint 13,8 milliards d’euros, en hausse de 7,5 % sur un an (source : France Assureurs). Cette progression reflète la hausse des sinistres climatiques et du coût des réparations.

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L’assurance habitation est-elle obligatoire ?

L’obligation d’assurance dépend du statut d’occupation du logement. La réglementation française distingue trois cas principaux.

Locataires : obligation légale

La loi du 6 juillet 1989 (article 7, alinéa g) impose à tout locataire de souscrire une assurance couvrant au minimum les risques locatifs : incendie, dégâts des eaux et explosion. Le bailleur peut exiger une attestation d’assurance chaque année. En l’absence de couverture, le propriétaire peut résilier le bail après mise en demeure restée sans effet pendant un mois.

Selon l’INSEE, la France compte environ 12,3 millions de ménages locataires. La quasi-totalité disposent d’un contrat MRH couvrant au-delà du minimum légal.

Copropriétaires : obligation depuis la loi ALUR

La loi ALUR du 24 mars 2014 (article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965) impose à chaque copropriétaire, occupant ou non occupant, de souscrire une assurance couvrant sa responsabilité civile. Le syndic peut souscrire une assurance pour le compte des copropriétaires défaillants, à leurs frais.

Selon France Assureurs (2024), le nombre de contrats non-occupants a progressé de 2 % en un an, porté par cette obligation.

Propriétaires occupants : pas d’obligation légale

Aucune loi n’oblige un propriétaire occupant (hors copropriété) à souscrire un contrat habitation. En pratique, ne pas s’assurer représente un risque financier majeur. Un sinistre grave (incendie, dégâts des eaux) peut détruire le logement et engager la responsabilité civile du propriétaire envers les voisins.

Combien coûte une assurance habitation en 2026 ?

Le prix de la MRH dépend du profil de l’occupant, de la surface du logement, de sa localisation et du niveau de garanties choisi. En 2026, les tarifs poursuivent leur hausse pour la troisième année consécutive.

Les prix moyens par profil

Selon le baromètre LeComparateurAssurance (février 2026), les primes annuelles moyennes s’établissent comme suit :

  • Locataire d’appartement : 140 EUR/an en moyenne (109 EUR pour moins de 30 m2, 173 EUR pour plus de 70 m2)
  • Propriétaire de maison : 394 EUR/an en moyenne (301 EUR pour moins de 109 m2, 394 EUR pour plus de 110 m2)

Les écarts régionaux sont significatifs. Selon Immobilier Danger (2026), la prime annuelle varie de 117 EUR à Dijon à 170 EUR à Cassis pour un profil comparable.

Prix moyens de la MRH en 2026

Profil Locataire appartement
Surface Moins de 30 m²
Prix moyen annuel 109 EUR
Profil Locataire appartement
Surface 40 à 69 m²
Prix moyen annuel 138 EUR
Profil Locataire appartement
Surface Plus de 70 m²
Prix moyen annuel 173 EUR
Profil Propriétaire maison
Surface Moins de 109 m²
Prix moyen annuel 301 EUR
Profil Propriétaire maison
Surface Plus de 110 m²
Prix moyen annuel 394 EUR

Pourquoi les prix augmentent

Les contrats MRH affichent une hausse de 7,5 à 8 % en 2026, après +11 % en 2025 et +6,6 % en 2024 (source : Skarlett/AGPM). En trois ans, la MRH a augmenté de près de 30 %. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance.

La sinistralité climatique. Le coût des événements climatiques a atteint 5 milliards d’euros en 2024, faisant de cette année la neuvième plus coûteuse depuis 1982 (source : France Assureurs). Les tempêtes, la grêle et la neige ont coûté 2,2 milliards d’euros, et les catastrophes naturelles 2 milliards.

La hausse de la surprime Cat-Nat. Au 1er janvier 2025, le taux de la taxe catastrophes naturelles est passé de 12 % à 20 % du montant de la prime pour les contrats de dommages (source : MMA). Cette augmentation pèse directement sur la facture des assurés.

Le coût des réparations. L’inflation des matériaux de construction et de la main-d’oeuvre dans le bâtiment se répercute sur le montant des indemnisations versées par les assureurs.

« En 2024, près de 4,6 millions de sinistres habitation ont donné lieu à indemnisation, pour un montant total de 8 milliards d'euros. Les dégâts des eaux constituent la catégorie la plus fréquente et la plus coûteuse, représentant 44 % du nombre total des sinistres. »

France Assureurs

L'assurance multirisque habitation en 2024, Fédération Française de l'Assurance

Quelles garanties couvre la multirisque habitation ?

Un contrat MRH regroupe plusieurs garanties en une seule police. Le niveau de couverture varie selon les formules proposées par les assureurs. Selon le ministère de l’Économie (economie.gouv.fr), il convient de distinguer les garanties de base, les garanties complémentaires et les exclusions.

Les garanties de base

Tout contrat MRH inclut au minimum :

  • Responsabilité civile vie privée : couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés à autrui par l’assuré ou les membres de son foyer
  • Incendie et explosion : dommages causés par un feu, une explosion ou la foudre
  • Dégâts des eaux : fuites, ruptures de canalisations, débordements. En 2024, 2 millions de sinistres dégâts des eaux ont été déclarés, soit 44 % du total (source : France Assureurs)
  • Catastrophes naturelles : inondations, sécheresse, séismes, couverts via le régime Cat-Nat instauré par la loi du 13 juillet 1982
  • Tempêtes, grêle et neige : dommages causés par les intempéries

Les garanties complémentaires

Selon les formules, le contrat peut inclure :

  • Vol et cambriolage : indemnisation des biens volés et des dégâts liés à l’effraction
  • Bris de glace : vitres, baies vitrées, miroirs, parfois plaques de cuisson
  • Dommages électriques : surtension, court-circuit affectant les appareils électriques
  • Protection juridique : prise en charge des frais de procédure en cas de litige lié au logement
  • Assistance : relogement temporaire, dépannage d’urgence, rapatriement

La franchise : la part restant à votre charge

La franchise est le montant qui reste à la charge de l’assuré en cas de sinistre. Selon l’ABE Infoservice (Banque de France), elle figure obligatoirement dans les conditions particulières du contrat. En couverture logement, la franchise courante se situe entre 150 et 300 EUR par sinistre. Pour les catastrophes naturelles, la franchise légale est fixée à 380 EUR (1 520 EUR pour la sécheresse).

Garanties selon le niveau de couverture MRH

Garantie Responsabilité civile
Formule essentielle Incluse
Formule confort Incluse
Formule premium Incluse
Garantie Incendie / explosion
Formule essentielle Incluse
Formule confort Incluse
Formule premium Incluse
Garantie Dégâts des eaux
Formule essentielle Incluse
Formule confort Incluse
Formule premium Incluse
Garantie Catastrophes naturelles
Formule essentielle Incluse
Formule confort Incluse
Formule premium Incluse
Garantie Vol et cambriolage
Formule essentielle Option
Formule confort Incluse
Formule premium Incluse
Garantie Bris de glace
Formule essentielle Option
Formule confort Incluse
Formule premium Incluse
Garantie Dommages électriques
Formule essentielle
Formule confort Option
Formule premium Incluse
Garantie Protection juridique
Formule essentielle
Formule confort Option
Formule premium Incluse
Garantie Assistance / relogement
Formule essentielle Option
Formule confort Incluse
Formule premium Incluse

Les sinistres les plus fréquents en assurance habitation

Comprendre la répartition des sinistres permet de mieux évaluer les garanties nécessaires. Les données de France Assureurs (2024) révèlent une sinistralité en hausse, tirée par les événements climatiques.

Dégâts des eaux : le sinistre le plus courant

Les dégâts des eaux représentent 44 % des sinistres déclarés et 30 % de la charge d’indemnisation en 2024 (source : France Assureurs). Environ 2 millions de sinistres ont été déclarés, en hausse de 18 % par rapport à 2023. L’année 2024, la plus pluvieuse depuis 20 ans en France métropolitaine, a accentué cette tendance.

En 20 ans, les indemnisations pour dégâts des eaux ont augmenté de 134 % (source : LeComparateurAssurance, 2024), sous l’effet combiné de la hausse de fréquence et du coût moyen des sinistres.

Les causes principales sont les fuites de canalisations, les infiltrations par la toiture, les débordements d’appareils ménagers et les remontées par les joints de salle de bain.

Catastrophes naturelles et événements climatiques

Selon France Assureurs, le coût des événements climatiques a atteint 5 milliards d’euros en 2024. Dans le détail : 2,2 milliards pour les tempêtes, grêle et neige, et 2 milliards pour les catastrophes naturelles au sens strict. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA), lié aux alternances sécheresse/pluie, représente une menace croissante pour les maisons individuelles.

Vol et cambriolage

Le vol reste un sinistre fréquent, concentré dans les zones urbaines. Les garanties vol sont souvent conditionnées à l’installation de moyens de protection : serrure certifiée A2P, porte blindée, système d’alarme.

Comment résilier ou changer d’assurance habitation ?

La législation française offre plusieurs mécanismes pour changer d’assureur. La loi Hamon et la loi Chatel facilitent la mobilité des assurés.

La loi Hamon : résiliation à tout moment après 1 an

Depuis 2015, l’article L.113-15-2 du Code des assurances permet de résilier un contrat MRH à tout moment passé la première année, sans frais ni pénalités. Cette disposition s’applique aux locataires comme aux propriétaires.

Pour les locataires, le nouvel assureur se charge intégralement de la procédure de résiliation auprès de l’ancien. La continuité de couverture est garantie, condition indispensable puisque le locataire doit rester assuré en permanence.

Pour les propriétaires, la résiliation se fait directement auprès de l’assureur actuel, par lettre recommandée ou via l’espace client en ligne. La résiliation prend effet un mois après la notification.

La loi Chatel : obligation d’information avant reconduction

L’article L.113-15-1 du Code des assurances impose à l’assureur d’envoyer un avis d’échéance entre 3 mois et 15 jours avant la date limite de résiliation. Si cet avis arrive moins de 15 jours avant la date limite, l’assuré dispose de 20 jours supplémentaires. Si l’assureur n’envoie aucun avis, la résiliation est possible à tout moment après la reconduction tacite.

Les motifs légitimes de résiliation en cours d’année

Un contrat peut être résilié avant le premier anniversaire en cas de :

  1. Déménagement : le contrat couvre un logement précis, un changement d’adresse justifie la résiliation
  2. Changement de situation : mariage, divorce, départ à la retraite, changement de profession
  3. Augmentation de prime non justifiée par un sinistre ou un changement de risque
  4. Vente du logement (propriétaire) : le contrat est résilié de plein droit

Comment réduire le coût de son assurance habitation ?

Face à la hausse des tarifs, plusieurs leviers permettent de maîtriser la facture sans sacrifier les garanties essentielles.

Comparer les offres. Les écarts de prix entre assureurs pour un même logement peuvent dépasser 40 %. Selon le baromètre LeComparateurAssurance (mars 2026), un locataire d’appartement de 50 m2 peut trouver des offres allant de 90 EUR à plus de 200 EUR par an selon les assureurs. Les comparateurs en ligne permettent d’obtenir plusieurs devis en quelques minutes.

Ajuster les garanties au juste besoin. Un locataire d’un studio n’a pas les mêmes besoins qu’un propriétaire d’une maison de 150 m2. Supprimer les garanties inutiles (piscine, dépendances) et ajuster les plafonds d’indemnisation au capital mobilier réel réduit la prime.

Augmenter la franchise. En acceptant une franchise plus élevée (300 EUR au lieu de 150 EUR), la prime annuelle diminue. Cette option convient aux assurés qui n’ont pas de sinistres fréquents.

Regrouper les contrats. De nombreux assureurs proposent une réduction de 5 à 15 % lorsque le contrat habitation est souscrit avec un contrat auto ou santé.

Installer des dispositifs de sécurité. Une serrure certifiée A2P, un système d’alarme ou un détecteur de fumée (obligatoire depuis la loi Morange de 2015) peuvent réduire la prime, notamment sur la garantie vol.

Résilier et faire jouer la concurrence. La loi Hamon permet de changer d’assureur à tout moment après un an. Selon le baromètre Skarlett (2026), les locataires qui changent d’assureur réalisent une économie moyenne de 15 à 25 % sur leur prime.

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Questions fréquentes

L'assurance habitation est-elle obligatoire ?
Elle est obligatoire pour les locataires (loi du 6 juillet 1989) et les copropriétaires (loi ALUR). Les propriétaires occupants non copropriétaires n'ont pas d'obligation légale, mais restent financièrement responsables des dommages causés à autrui. En pratique, 98,6 % des résidences principales sont couvertes par un contrat MRH en France.
Combien coûte une assurance habitation en 2026 ?
En 2026, un locataire d'appartement paie en moyenne 140 EUR par an et un propriétaire de maison environ 394 EUR par an. Les prix varient selon la surface, la localisation, la valeur des biens et les garanties choisies. Les tarifs ont augmenté de 7,5 à 8 % en 2026, après +11 % en 2025.
Que couvre une assurance multirisque habitation (MRH) ?
La MRH couvre les dommages au logement et aux biens (incendie, dégâts des eaux, vol, catastrophes naturelles, tempêtes), la responsabilité civile vie privée et la protection juridique selon les formules. Les garanties de base incluent incendie, dégâts des eaux et responsabilité civile. Les garanties optionnelles couvrent le vol, le bris de glace ou les dommages électriques.
Peut-on résilier son assurance habitation à tout moment ?
Oui, grâce à la loi Hamon (2015), tout contrat MRH peut être résilié sans frais après un an de souscription. Pour les locataires, le nouvel assureur se charge des démarches. Pour les propriétaires, la résiliation se fait directement auprès de l'assureur actuel. La résiliation prend effet un mois après notification.
Quelle est la différence entre assurance habitation et MRH ?
L'assurance habitation désigne toute couverture du logement. La multirisque habitation (MRH) est la formule la plus complète : elle regroupe en un seul contrat la couverture des biens, la responsabilité civile et des garanties complémentaires. La quasi-totalité des contrats souscrits en France sont des MRH.
Quels sinistres sont les plus fréquents en assurance habitation ?
Les dégâts des eaux représentent 44 % des sinistres déclarés, soit environ 2 millions de cas en 2024 selon France Assureurs. Suivent les incendies et explosions, les vols et cambriolages, puis les événements climatiques. En 20 ans, les indemnisations pour dégâts des eaux ont augmenté de 134 %.
La taxe catastrophes naturelles a-t-elle augmenté ?
Oui. Au 1er janvier 2025, le taux de la surprime catastrophes naturelles (Cat-Nat) est passé de 12 % à 20 % du montant de la prime pour les contrats de dommages, dont l'assurance habitation. Cette hausse vise à financer le régime d'indemnisation face à la multiplication des sinistres climatiques.
Comment faire baisser le prix de son assurance habitation ?
Plusieurs leviers existent : comparer les offres via un comparateur en ligne, ajuster les garanties au juste besoin, augmenter la franchise, regrouper les contrats (auto + habitation) chez un même assureur, installer des dispositifs de sécurité (alarme, serrure certifiée), et résilier via la loi Hamon pour profiter de tarifs plus compétitifs.

Les informations présentées dans cet article sont à jour au 15 mars 2026. Les prix et statistiques cités proviennent de sources publiques (France Assureurs, LeComparateurAssurance, INSEE, Banque de France). Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé en assurance.

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